RACONTE MOI DES HISTOIRES

Pour bien raconter les histoires, il faut aussi savoir les écouter

Zombie Detective : parce que les zombies, c’est rigolo, des fois

J’ai toujours un petit kink pour les fictions sur les zombies. The walking dead, Reality Z, I-zombie, 28 jours plus tard ou Dernier train pour Busan… Je sais pas vraiment pourquoi j’aime ça. Et je tombe dedans à chaque fois. Maintenant imaginez une série coréenne avec des zombies dedans… Alors, en vrai, il y en a plusieurs. Il y a la version zombies ultra vénères et rapides… et la version comique. Et vous vous doutez bien que Zombie Detective, la série évoquée dans cet article, est dans la deuxième catégorie.

Zombie detective

Un Père Noël tueur et un zombie amnésique

L’histoire : Sun-ji est une apprentie journaliste intrépide, obsédée par l’enquête sur le Père Noël. En effet, un homme déguisé en Père Noël a enlevé et tué une petite fille. Cependant, son enquête dégénère et le témoin qu’elle avait trouvé manque de se faire tuer. Après cet incident, son journal la licencie. Pendant ce temps, un homme se réveille dans une décharge et réalise qu’il est devenu un zombie. A force d’entraînement, de maquillage et de déodorant, il va réussir à retrouver apparence humaine. Il prend alors l’identité d’un détective privé disparu, Moo-Young. Par un concours de circonstances, Sun-ji devient l’assistante de Moo-Young et tous deux vont mener l’enquête : qui est le Père Noël kidnappeur ? Mais surtout qui est Moo-Young en réalité ?

Sun-ji & Moo-Young dans Zombie Detective

Un humour très cartoonesque

De toute les séries coréennes que j’ai pu voir, celle-ci assume totalement l’aspect comique. Petits bruits un peu cartoonesques, situations burlesques, personnages secondaires très hauts en couleur. A tel point que j’ai pas toujours compris où on voulait m’amener avec ça. Le pire étant Sun-young, la soeur de Sun-ji, grimée comme un personnage grotesque de théâtre. Véritable bourreau pour sa soeur et son mari, elle passe pour le dindon de la farce. Jusqu’à être sauvée par son mari qui, décidant de mettre fin à sa tyrannie… l’amène chez le coiffeur pour qu’elle se débarrasse ses horribles bigoudis. Faisant d’elle une nouvelle femme beaucoup plus épanouie. Je… Je sais pas. On touche là le côté parfois un peu pénible de Zombie Detective avec ses personnages secondaire vraiment trop dans le ridicule. Les personnages secondaires des séries coréennes sont souvent épicés, comme dans Vincenzo. Sauf que dans Vincenzo, je trouvais qu’ils étaient la principale qualité de la série. Alors que là…

Et soudain, plein de drama

Cependant, Zombie Detective n’est pas un ratage complet ou une série incompréhensible pour nous, Occidentaux. L’humour, c’est pas universel ! Je suppose que ces personnages burlesques font appel à des archétypes que je ne connais pas. Surtout Sun-Young, on dirait vraiment un personnage de théâtre avec son maquillage outrancier. Zombie Detective nous propose aussi une dose de drama assez corsée. Surtout qu’on ne s’y attend pas. La série va soudain prendre un virage très sombre. Alors qu’on rigolait bien des aventures foireuses de nos personnages, on se retrouve soudain la gorge serrée. Je… quoi ? Rappelons le pitch de départ : un homme est mort assassiné. Une petite fille a été kidnappée et tuée par un faux Père Noël. On n’est pas précisément dans le pitch comique.  Et c’est là toute la force de Zombie Detective, de mon point de vue. On ne sait pas dans quelle direction la série va nous amener. C’est pas mal le principe d’écriture des séries coréennes où on va assister à des scènes au comique de situation fort et tout à coup, une figure parentale du héros ou un ami qui lui est cher va crever. De…euh… hein ? Mais dans Zombie detective, on doute que ça arrive. Pour dire, l’histoire du Père Noël semble plus une obsession fantaisiste de Sun-Ji qu’une véritable histoire dans la série. Et pourtant…

Zombie Detective

Une réflexion rafraîchissante sur l’archétype zombie

En tant que fan de zombies et de séries coréennes, je souscris pleinement à cette série. D’abord parce qu’elle est drôle. Mais surtout qu’elle se joue totalement de la figure zombie. Moo-Young qui se maquille et se parfume pour cacher sa vraie nature et qui suit un entraînement drastique pour arriver à juste parler ou se déplacer. Et nous offrir de jolis moments avec un zombie amnésique et des personnages à côté de la plaque, franchement… j’aurais pas parié dessus.

Nina

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