RACONTE MOI DES HISTOIRES

Pour bien raconter les histoires, il faut aussi savoir les écouter

Les téléfilms, mon plaisir coupable

Bonjour, je m’appelle Nina B., 39 ans, et j’adore les téléfilms. Mais je suis difficile, je n’avale pas n’importe quelle came. Genre vos soupes de Noël ou les romances frelatées à base de meuf malheureuse qui a besoin d’un homme pour comprendre le sens de la vie, c’est un grand non. Moi, j’aime les histoires de type thriller et personnages déséquilibrés qui agissent pour d’obscures raisons. Mais surtout, j’aime les téléfilms parce que c’est de la narration pure.

Téléfilm suspense sur TF1

Pas cinéphile, juste téléfilmophage

Ceux qui me lisent depuis des années savent à quel point je ne suis pas cinéphile. Genre pas du tout. Je suis allée deux fois au cinéma en 2019 (voir Spiderman into the spider verse que j’ai vraiment aimé et Joker que j’ai vraiment pas apprécié). Je n’aime pas le cinéma pour ses contraintes horaires et son prix mais même chez moi, je ne regarde pas beaucoup de films. Alors que les téléfilms, je pourrais en avaler par douzaines. Peut-être parce que j’aime les productions un peu médiocres, les grosses ficelles, les acteurs aléatoires ? Non, c’est surtout parce que j’aime les histoires. Le cinéma, c’est beaucoup d’effets de style. Certains me parlent, je ne suis pas insensible à l’esthétique. Mais une belle image ne fait pas une histoire cohérente. Je veux dire, prenez Zack Snyder, ces plans contemplatifs sont souvent assez intéressants. Mais il a niqué le DC universe alors que je suis clairement team DC donc je lui en voudrai pour toujours. Mais je vais essayer de regarder plus de vrais films, promis.

Téléfilm affiche
Dans les téléfilms, il y a aussi des affiches et des fois, des actrices qui ont joué au cinéma

De l’inventivité à l’état brut

Quand j’avoue mon amour des téléfilms, j’ai un peu l’impression de dire “j’adore Guillaume Musso mais Zola, vraiment, c’est illisible !”. Chaque média a son snobisme, chez Gallimard, on n’a aucun complexe à cracher sur la littérature Young Adult. Alors que moi, je l’aime beaucoup car elle est globalement libérée des effets de style et se montre très inventive… tout comme les téléfilms. Alors les téléfilms suivent un axe narratif extrêmement classique. Ca me rappelle les cours de Mme Cherry en 4e qui nous avait demandé d’écrire un roman. Si un jour, je suis publiée, faudra que je la retrouve pour lui envoyer un exemplaire. Ainsi qu’à ma prof de français de première et terminale, sans doute. Mme Cherry nous expliquait donc qu’un récit, c’est :

  • A/ La situation initiale : On pose les personnages et l’intrigue.
  • B/ Elément modificateur 1 : il se passe un truc qui casse la petite routine des gens du A
  • C/ L’action ou les péripéties qui nous amènent à…
  • D/ L’élément modificateur 2 : parfois un deus ex machina qui nous permet d’arriver àààà…
  • E/ La situation finale : en général dans les téléfilms, le héros ou, plus souvent, l’héroïne est sauvé.e et le méchant est… bah souvent, il est mort mais parfois, il est juste en état d’arrestation.
La structure du récit

La sacralisation du twist

Le téléfilm sacralise le twist. En général, la phase D est une révélation de ouf qui laisse les personnages pantois. Alors neuf fois sur dix, c’est un peu l’amourette de l’héroïne qui était en fait le tueur, dans le plus pur style Mary Higgins Clark. On a souvent des gens en proie à des troubles psychiques aussi mais qui n’en ont pas forcément conscience. Après, on peut avoir aussi un récit plus simple et fonctionnel d’un avion en perdition (mes préférés) ou d’une catastrophe écologique genre une pluie de météorites, des supers orages… Là aussi, c’est extrêmement codifié. Il vous faut impérativement un ou une scientifique que personne n’écoute, tellement badass qu’iel va affronter les volcans et à la fin, iel survit avec ses proches. Ce genre de films arrive parfois au cinéma, cf Le pic de dante, San Andreas…

San Andreas

J’adore les téléfilms car ils sont juste là pour nous raconter une histoire, sans artifices. Ce qui n’est pas plus mal car dès qu’ils essaient de nous coller un ou deux FX, nos yeux pleurent du sang. Alors je vous propose de nous retrouver tous les mercredis en ce lieu pour que je vous parle d’un téléfilm ! Enfin, si je suis régulière. Et peut-être même que je ferai quelques LT sur mon compte dédié sur Twitter Sitcomandsoap. Bisous !

Nina

2 réflexions sur « Les téléfilms, mon plaisir coupable »

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