RACONTE MOI DES HISTOIRES

Pour bien raconter les histoires, il faut aussi savoir les écouter

Au secours, je me noie en plein jacuzzi d’idées

Ma vie rêvée ? Pouvoir écrire autant que je veux au quotidien. Alors, oui, je sais, sur mon blog voisin, je vous explique très précisément aujourd’hui que quand j’ai pu ne faire que ça, je ne l’ai pas fait. Un peu comme les deux mois où j’étais bloquée chez mes parents pour genou cassé, j’ai écrit 36 pages d’un roman… qui s’est arrêté à peu près au moment où j’ai pu lâcher mes béquilles. J’y reviendrai peut-être un jour parce que y avait du violoncelle quand même. Mais y des moments dans la vie où je patauge en plein jacuzzi d’idées. J’ai envie de tout écrire. Mais j’ai du travail et mon cerveau, il gère pas.

Un jacuzzi d'idées

Jamais de juste milieu

En terme d’inspiration, j’ai l’impression que je n’ai pas de juste milieu entre les périodes où chaque mot pondu est un calvaire et celles où j’imagine le synopsis de trois romans par jour. Alors en général l’inspiration arrive en rafale pendant les vacances. Ca alors, incroyable. Mais surtout, quand elle vient me frapper, j’ai presque envie de tout bazarder pour vite griffonner mes idées histoire de ne pas les oublier. Comme si c’était déjà arrivé… Ah si, une fois, en m’endormant dans le train, mon esprit avait commencé à faire sa vie et j’avais entamé le tissage d’une histoire. L’histoire d’une meuf qui avait un nom improbable et qui était un peu aigrie et je sais pas quoi d’autre. En vrai, je trouvais juste le nom de la meuf cool, telle une héroïne d’un roman d’Amélie Nothomb, voyez ? J’ai pas noté le nom, fin de la blague.

L'officiel des prénoms
Comment ça un « officiel » des prénoms ?

Inspiration onirique

Ceci étant, les rêves sont une source d’inspiration infinie pour moi. Actuellement, sur les cinq romans que j’écris, deux m’ont été soufflés par les fées du sommeil… ou un truc comme ça. Pour Uchronia, je me suis réveillée avec ce nom et celui de l’héroïne, Madeleine Zeist. Et j’ai également Et la Terre et son héroïne, Juliette, défigurée telle l’héroïne de Mécaniques fatales dans ce que j’avais vu dans le trailer. Oui, ce film m’interpellait énormément dans son design mais les avis n’étaient pas terribles. A la place, j’ai lu le roman où l’héroïne était bien plus salement défigurée que dans le film où on dirait qu’elle a juste croisé un chat vénère mais passons. Mais d’autres fois, mes rêves m’envoient flonflons et paillettes alors que… J’ai déjà parlé de ce rêve fou où je regardais un film dont l’intrigue m’emballait au-delà du raisonnable. A la fin de celui-ci, alors que je réarrangeais un bouquet de fleurs, je regrettais de pas avoir eu l’idée en premier. Et là, je me réveille et gros emballement. C’est mon idée, c’est la mieeeenne. Arrivée à la fac, je sèche le cours d’histoire médiévale pour une raison obscure que j’ai oubliée (de type “oh bah non, le cours avait commencé, j’allais pas déranger”). Je me précipite à la cafétéria pour commencer à écrire la structure de mon histoire et… mmm… c’est nul en fait. Il y avait une notion de navigation entre différentes dimensions à la Existenz que j’avais vu peu de temps avant mais via une histoire d’hypnose et de vie antérieure.

Hypnose

Tout est inspiration

Tout m’inspire et c’est épuisant ce jacuzzi d’idées car ça crée une frustration. Les séries que j’ai envie de réécrire ou qui me fournissent un thème que je brûle de creuser. Mais aussi les histoires de la vraie vie. Tous les podcasts d’histoires vraies dont je me régale genre Transfert, C’est compliqué, Première et dernière fois, Missives… Les podcasts de mes Québécois sûrs ou les histoires des vrais gens qui racontent des histoires qui sèment parfois des graines, me rappellent des thèmes que j’ai envie d’exploiter, notamment tout ce qui est relations humaines et psyché. Notamment les histoires d’amour. C’est drôle comme j’ai toujours envie d’écrire sur cette étincelle initiale alors que je déteste les comédies romantiques. Sans doute parce qu’elles n’exploitent pas l’étincelle mais nous lancent Joseph et Joséphine au visage en mode “mais ouais, ils s’aiment, questionne pas !”. Bleeeeh… 

Couple Nul

Tempête dans le jacuzzi d’idées

Mais du coup, on fait quoi quand on est pris dans les turbulences d’un jacuzzi d’idées ? Non parce que j’ai un travail, donc. Un vrai ce coup-ci, avec des trucs à faire et à rendre… Actuellement, j’arrive parfois à voler quelques minutes à droite, à gauche, pour écrire deux ou trois pages d’Ezialis (que je ne retape pas) mais pas mieux. D’ailleurs, mon rythme de publication blog en pâtit aussi. Alors je rentabilise la procrastination. Et la marche aussi. Même si, en ce moment, je ne marche jamais sans mon adoré donc mon esprit vogue peu. Mais en gros, je laisse mon esprit vagabonder et construire des bouts d’histoire tandis que ma main fait autre chose. Ca ne fait pas avancer concrètement mon manuscrit mais ça fait engraisser le squelette. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle. C’est ainsi que j’ai craqué les gros blocages sur mon histoire de révolution (sur lequel j’ai écrit précisément zéro pages) et décidé que mon histoire d’Audrey serait raconté plutôt par sa copine Sofia (Souria dans le projet initial) qui a plus de légitimité à se pencher sur cet odyssée amoureux, elle-même multipliant les conquêtes car accro à l’étincelle amoureuse mais peu motivée par la notion de couple.

Une femme séductrice

Et on parlera procrastination

La semaine prochaine, je vous expliquerai donc que Candy Crush est l’ami (l’amie ?) de l’écrivain.e

Nina

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