RACONTE MOI DES HISTOIRES

Pour bien raconter les histoires, il faut aussi savoir les écouter

Le rêve de la publication… vraiment ?

La vie est toujours une formidable occasion d’apprendre sur soi. Genre, là, je viens de découvrir à quel point je suis la reine des intros pétées. En fait, je veux vous parler d’une expérience qui m’a fait réaliser où sont mes rêves et mes envies. J’ai envoyé un manuscrit aux éditeurs… Et j’ai bâclé de ouf.  Je croyais rêver de publication mais finalement, est-ce si vrai que ça ?

Envoyer un manuscrit pour publication

Osef de qui je suis, non ?

Cette année, j’ai eu 40 ans et j’ai voulu me faire une petit bucket list, histoire de. Histoire de je ne sais pas, d’ailleurs. J’ai donc mis sur ma liste « envoyer mon manuscrit du roman de Maja » aux éditeurs et, pourquoi pas, accéder au Saint Graal de la publication ! Et ça m’a saoulée. Dresser une liste des éditeurs passé encore mais le synopsis et, pire, la présentation de ma personne, quelle galère. On s’en fout un peu de qui je suis, non ? C’est pas ça, l’histoire. Ma trajectoire n’a pas vraiment d’importance. Je suis juste une meuf qui aime écrire et raconter des histoires, quelle originalité… Du coup, j’ai un peu jeté tout ça aux éditeurs qui prenaient les versions numériques et j’en suis restée là, le confinement arrivant. Et j’ai rien fait depuis. 

Procrastiner plutôt que de de réaliser son rêve

Envoyer et ne plus s’en préoccuper

J’ai eu une foule de réponses positives pourtant… De la part des maisons d’édition à compte d’auteur. Y en a un qui m’a répondu moins d’une semaine après l’envoi. Je veux bien croire que mes écrits soient passionnants mais le manuscrit dépassait les 200 pages, ça se lit pas en 2h non plus. J’ai tellement fait les trucs à l’arrache que j’ai un peu envoyé à n’importe qui. Pire : depuis, je m’en lave les mains. Les réponses des maisons d’édition à compte d’éditeurs ont été rares. La plupart ne m’ont pas répondu. Et je cherche pas à relancer, j’ai jamais remis mon fichier de suivi à jour. J’ai été plus rigoureuse sur mon suivi de candidatures pour choper un nouveau taf. 

Fichier de suivi

Et c’est peut-être là tout le souci. Je ne sais pas quel est le frein, j’ai trois pistes :

  • Le « vrai » travail qui est une pompe à énergie de ouf. Entre le bore-out, l’incertitude, la recherche d’un nouveau taf et cette nouvelle aventure professionnelle où j’ai plein à apprendre… je suis vidée. 
  • J’ai pas la force de faire de ma passion, un métier. Et j’ai pas le courage de retravailler mon manuscrit, je crois. J’ai pris plaisir à l’écrire, le relire et le corriger mais j’ai plus envie d’y retourner. Surtout que j’ai fini un autre manuscrit et que je dois passer en relecture. Pourquoi devrais-je encore porter un manuscrit qui fait désormais partie de mon passé ?
  • Et évidemment… j’ai zéro confiance en mes chances de réussite. Je sais que j’écris bien mais parfois, je trouve mes histoires si vaines. Qui ça intéresserait ? A part moi ? Alors je bâcle. Comme ça, si j’échoue dans mes rêves de publication, c’est un peu la faute à pas de chances.
Chute jinga, échec de la mission

Livrer ma prose au hasard

Et puis, j’ai une idée. Autopublier un roman, deux, trois. En acheter une trentaine (?) de volumes et les disséminer dans toutes les boîtes à livres que je croiserai. Laisser un mot pour expliquer que c’est ma façon de livrer ma prose à un public. Je trouve ça plutôt sympa comme idée, non ?

Nina

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