RACONTE MOI DES HISTOIRES

Pour bien raconter les histoires, il faut aussi savoir les écouter

Mais pourquoi tu écris, en fait ?

Drôle d’écrire cet article pile la semaine où j’ai rien écrit ici parce que trop la chaleur et la fatigue. Je suis assez à bout de souffle en ce moment mais ce soir, vacances, yeahhh ! Il y a quinze jours, j’ai passé un entretien en interne et la personne en face de moi testait ma personnalité. Elle me demande “et s’il n’y avait pas d’échec, que ferais-tu ?” Ahah, facile, j’ai eu la réponse en sophro “écrire”. “Mais pourquoi tu écris ?”. Ah ben bonne question, tiens.

Pourquoi tu écris ?

L’art de la narration

Qu’est-ce qu’écrire ? Je suis même pas sûre qu’il n’y ait qu’une définition universelle, voyez. Pour moi, c’est l’art de prendre une personne par la main et lui raconter une histoire en essayant de ne pas trop lui montrer où on va sans non plus l’enfumer. Je m’applique pour que le trajet soit agréable, je joue avec les mots pour leur donner la meilleure sonorité possible, je cisèle les dialogues pour qu’ils soient crédibles, je veux que l’on rentre dans mon histoire avec curiosité et qu’on en ressorte avec la satisfaction d’avoir passé un bon moment sans avoir vu le temps passer. Me rêverais-je dans une belle bibliothèque au milieu des classiques ou en version poche écorné, plein de sable et de crème solaire ? Mon moi lectrice sait que les livres qui nous prennent au tripes ou nous embarquent sont malmenés, j’ai pas envie que mon bébé soit un bibelot dans une bibliothèque.

Bibliothèque

Ecrire pour être publiée ?

Ok, bien mais en fait, est-ce que la publication est une fin en soi ? Si je me projette, je dois bien avouer… que non en fait. Là, je touche quasi à la fin de Green ! et je suis déjà en train d’imaginer dans quoi je vais me lancer ensuite, l’écriture m’a définitivement rattrapée et j’aime. En fait, c’est ça que j’aime : écrire. Juste écrire. Tisser mon histoire mots après mots, écrire cette histoire que j’aurais aimé lire. Je suis contente quand mes phrases sonnent bien, que je retranscris bien ce que j’ai en tête, quand je défais un noeud dans ma progression, quand j’écris une scène de sexe ni trop ni trop peu. Je suis contente d’écrire mon histoire un peu partout, d’y rajouter des paillettes de mes tribulations à droite, à gauche. D’écrire à bord du Renfe en regardant défiler un paysage sublime. Oui, j’aime ça, j’aime ça.

Vu du Renfe, la plus belle route ferroviaire de France

Finir mon manuscrit, débuter une nouvelle histoire

Et demain ? Finir l’écriture, débuter la dernière réécriture, imprimer, envoyer et… et basta. Déjà, je n’ai pas commencé la moindre recherche sur comment qu’on envoie un manuscrit. Une fois envoyé, je me prévois une journée spa bien méritée et je n’envisage rien d’autre. Au pire, je le balancerai en auto-édition. J’en filerai quelques exemplaires à quelques personnes qui ont joué un petit rôle ou un plus grand rôle dans ce processus. A ceux que j’aime surtout. Mais quand ça arrivera, j’écrirai déjà autre chose. Peut-être Ofelia, ma revisite de Starmania que j’ai repris en réunion. Peut-être ma quadralogie médiévaliste. Ou alors une autre histoire un peu du genre que j’ai en tête depuis des années… ou une histoire liée à Maja que j’ai en tête depuis mercredi, à peu près, la jeunesse de son mentor. Bref, je fourmille d’envie de raconter ces histoires, peu importe ce qu’elles deviennent ensuite, cette partie là ne m’appartient plus.

Nina

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