Raconte moi des histoires

Pour bien raconter les histoires, il faut aussi savoir les écouter

Pourquoi je suis indifférente aux productions Marvel ?

Et DC Comics actuelles, on ne va pas se mentir. Je suis donc allée voir Spider-Man : no way home au cinéma et ne lisez pas mon précédent article si vous voulez voir le film, j’ai spoilé par accident. Un truc que je pensais être présent dans la promo du film mais non… Vu que je ne suis jamais les promos et tout, forcément, j’étais pas au courant. Bref, j’ai vu Spider-Man et comme l’ensemble des films Marvel et DC, j’étais en mode “ouais, ok, c’était sympa… mais OSEF en fait.” Ces films m’anesthésient l’émotionnel et j’aimerais bien comprendre pourquoi. Parce que niveau échec narratif, ça se pose là, quand même.

Zendaya & Tom Holland dans Spider-Man, une production Marvel
Alors que j’ai beaucoup de sympathie pour Zendaya et Tom Holland en plus

Des sagas qui rebouclent à l’infini

Les films de super-héros sont intenses. Ca se bagarre, ça rebondit dans tous les sens. On a peur pour nos héros et… peur, vraiment ? Alors j’ai beaucoup de lacunes sur ces films mais j’ai vu quelques morts à l’écran. Et ça m’a laissée totalement froide. Et ce pour deux raisons que nous allons approfondir. De un : nous sommes dans des sagas qui n’arrêtent pas de reboucler donc je me fiche qu’Iron-Man soit mort. On le retrouvera par ailleurs. Et de toute façon, ils ont 150 trucs pour remonter le temps et sauver les gens. Comment tu veux que je sois émue par une mort alors que je sais qu’il est possible de faire revenir les gens à la vie. J’avais exactement ressenti ça pour un épisode de Legends of tomorrow, série que j’adore pour l’essentiel. Dans un épisode, tous les personnages meurent les uns après les autres et j’étais là “non, j’y crois pas, va forcément y avoir un truc”. Evidemment… Sauf qu’à trop savoir qu’il peut y avoir un truc, des fois, il y a des morts définitives et je suis là “nan, ils vont lae ressusciter, t’inquiète. Ah… non… bon, j’ai laissé passer le moment émotion”.

Legends of tomorrow

Des règles qui changent en permanence

C’est le premier souci de ces productions : les univers sont à ce point tordus qu’ils n’obéissent à aucune règle. Surtout pas aux siennes pour commencer. T’as des personnages qu’on va aller sauver en voyageant dans le temps ou autres conneries et d’autres non “parce qu’on l’a trop fait, tu comprends”. Sous-entendu : l’acteur en avait marre de ce rôle. Y avait une vanne similaire sur le retourneur de temps d’Hermione dans Harry Potter. L’utiliser pour sauver un griffon : ok, l’utiliser pour sauver Dumbledore et une kilotonne de sorciers gentils : nan merci. Bref, pour te préparer à un mort définitive d’un personnage, suffit de se renseigner deux secondes sur ses contrats en cours. En général, tu obtiens vite une réponse. Et vu que les DC et Marvel avaient, à un moment, trois ou quatre films prévus, tu pouvais être sûr.e que le mort du jour n’était pas vraiment mort. 

La mort de Loki, personnage emblématique de Marvel

Quand les personnages meurent tous 3 ou 4 fois mais en fait non

D’ailleurs, c’est un vrai souci ces morts pas vraiment morts. Je crois que dans Legends of tomorrow que j’aime vraiment bien, chaque personnage est mort trois ou quatre fois. Y a même un épisode façon Un jour sans fin où le vaisseau doit exploser une douzaine de fois. Du coup, ça m’anesthésie complètement. Quand un personnage meurt, je hausse les épaules en me disant qu’on le récupèrera à la fin de l’épisode. Ah non ? Ah du coup, c’était triste la scène où il mourrait… J’ai raté le coche, oups !

Amalia en mauvaise posture

Mais qui sont tous ces gens ?

Je ne suis pas particulièrement triste du sort funeste des personnages… parce que je n’ai pas d’empathie pour eux. Ou plutôt je n’ai pas le temps de développer une empathie pour eux. Parlons de League of Justice car ce film a été particulièrement symptomatique de ça. On me file plein de personnages. J’ai vu Superman et Batman dans Man of Steel et Batman v. Superman, ok. Même si ce Bruce Wayne là, je sais rien de lui à part qu’il a un énorme Mummy issue et qu’il est un peu têtu. Et qu’il aime les jolies filles comme Wonder Woman. Elle, connais son origin story et ça tombe bien, le film avait pas prévu de me la resituer. On nous brosse trois lignes d’histoire sur Flash et Cyborg et voici Aquaman. Sur lequel on ne me dit rien. Y a une rouquine qui gravite autour de lui dans l’océan, qui est-elle ? Ce doit être Ariel, je ne vois pas d’autres explications. J’ai l’impression qu’Aquaman devait sortir avant Justice League et donc j’aurais su qu’Ariel s’appelait en fait Mera. Et qu’Amber Heard a une place toute légitime dans mes crushes people lesbiens. Bref, voici une pile de gens dont je sais pas grand chose et on les met en danger dans un film qui bouge beaucoup trop avec beaucoup trop de FX et je… non. Je ne peux pas me sentir investie avec des gens dont je ne sais rien, lors d’actions où je ne pine rien car le monteur abuse du speed et qui en plus n’ont aucun sens de réel. Et je dis ça alors que j’ai vu les films précédents et qu’Henry Cavill faisait partie de mes crushes people hétéros. Vraiment moins depuis son passage chez DC et The witcher. 

Henry Cavill et Amber Heard

Revenons aux basiques : une histoire sur un film

Bref, je crois qu’on arrive à la fin d’un cycle et c’est pas plus mal. Je ne veux plus qu’on me raconte des histoires étalées sur 150 films que si tu les as pas tous vus, tu vas rater des éléments. Au prix du ticket de cinéma, c’est abusé. Faites des séries. Et arrêtez aussi ces films à 150 personnages dont on ne sait rien. Parce que vraiment, je vais pas être touchée par leur destin funeste. 

Nina

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