RACONTE MOI DES HISTOIRES

Pour bien raconter les histoires, il faut aussi savoir les écouter

Exaltation d’inspiration

Écrire, ce n’est pas juste aligner des mots pour construire des phrases et tisser des histoires. C’est aussi un état d’esprit, un ressenti. Après cette intro bien merdeuse, arrivons-en aux faits. Dimanche, je me suis réveillée exaltée. Peu avant le réveil, mon subconscient est venu me chuchoter une histoire. Une histoire de résistance tout comme j’aime. Une fois réveillée, me voici toute excitée. Ah, l’exaltation de l’inspiration. Tu m’avais manquée. 

De la motivation pour écrire même si…

Bon, ma vie en ce moment est reloue, j’ai raconté le gros du bousin ici. Le boulot me bouffe et ne me laisse aucun répit. Le déménagement grande distance, à côté, c’est easy peasy. Évidemment, la principale victime, c’est mon écriture. Et mon corps qui part en vrille, oui. Mais pas mon sommeil, merci la mélanine. Je rompiche comme un bébé et fais quelques rêves chelous. Qui sont assez comiques quand on y repense. Bref, je galérais à écrire et à retrouver l’inspi même si je voulais profiter du nanowrimo pour terminer Et la Terre s’ouvrit en deux, voire Taylor Rent. Pour le premier, j’y crois. Sauf que… 

L'exaltation de l'inspiration
C’est moi qui l’ai faite, cette illu, j’en suis très fière

Quand l’inspiration vient basculer tes plans

Élément perturbateur. J’ai rêvé d’une histoire et l’exaltation de l’inspiration m’incline à tout mettre en pause pour le consacrer à celui-ci. Si vous cherchez une photo à coller sur éparpillement, la mienne conviendra très bien. Car à peine émergée de mon songe et de mon rêve, je saisis mon téléphone pour noter trois mots clés. Attendez, je vous les partage car ça n’a aucun sens. 

  • Fille/Albert/Vélo/cheveux bouclés/résistance/Lila/frère d’Albert jeté dans le fleuve. Je sais déjà plus ce qu’est l’histoire de vélo. Une référence implicite à la bicyclette bleue ?

Sur d’autres romans, j’ai aussi :

  • Shahina/Argos/Angela/Les enfants d’Ella
  • Violeta Sirkis/Demetria/Crète/Gouverneur

En fait, je note les deux ou trois items que je veux à tout pris retenir. Surtout s’il y a un nom dans le tas. Nommer les personnages n’est pas toujours évident, du moins pour moi. Donc s’il m’est livré avec le starting pack, je prends. Ce fut le cas pour « Et la Terre… » où l’héroïne ne pouvait s’appeler que Juliette. Ce qui m’embêtait au départ car c’est le prénom de l’héroïne de Silo. Vous savez, une sorte de post-apo confiné, pas loin de mon « Et la Terre… ». Mais rien à faire, c’était son prénom. J’ai eu la même révélation de nom pour Madeleine Zeist (Uchronia), Taylor Rent (roman éponyme parce que j’ai rien trouvé de mieux) et Violetta Sirkis dans… Rien du tout parce que j’ai pas du tout commencé à écrire son histoire.

L'héroïne de l'histoire

Des petites bribes d’histoire

Dimanche, j’ai donc eu des bribes. Le prénom du héros en premier. Albert. C’est pas top et justement mon héroïne sans prénom mais à cheveux bouclés fera une vanne dessus. Y a Lila, aussi, une activiste très belle et charismatique. Dans mon rêve, c’était Vanessa Paradis version fin 90s, début 2000. Et puis à un moment, je me faisais engueuler par un vendeur car je voulais payer en euros alors qu’on était au Canada et que ça se fait pas. Je suis pas certaine que ce soit le même rêve mais je pense que les aventures de Lila, Albert et No Name se passeront là-bas. La bonne excuse pour réétudier un peu ce pays sur lequel j’avais rédigé une maîtrise y a 18 ans quand même. Ogad, ma maîtrise serait un individu, elle aurait le droit de vote et le droit de passer le permis cette année. Je suis vieille.

Vanessa Paradis jeune

Tout plaquer et écrire cette histoire maintenant

Alors évidemment, tout ça, j’avais envie de l’écrire. Pas juste sur un bloc note sur mon téléphone, non. L’écrire pour de vrai. Vite, larguez tous les projets, l’histoire de mes révoltés du Canada devient prioritaire. Alors que j’avais promis d’écrire un soap et que je suis en train de faire un travail préliminaire sur un roman qui s’appellera “Les enfants d’Ella”, à priori. Le titre est ce que j’ai de plus précis. Oui, moi, soit j’ai le titre, soit j’ai l’histoire mais rarement les deux. Quoi que “Et la Terre…”, j’ai à peu près tout eu direct. Et j’étais à peu près persuadée que je ne le finirais pas alors que finalement… Après, j’aime bien démarrer plusieurs romans en même temps parce que ça me fait une routine d’écriture et que vu que je vais bientôt quitter ma boîte des enfers, je vais avoir plus de temps pour écrire. La charge mentale de la toxicité, c’est vraiment une dinguerie. 

Exaltation d'inspiration

Canalise-toi, impétueuse écrivaine !

Je me canalise pour ne pas me lancer direct dans l’écriture du roman du Canada, comme je me suis canalisée pour Violeta Sirkis (alors que j’ai les grandes arcanes de l’histoire), mon histoire de groupuscule féministe (parce que j’ai pas toutes les grandes arcanes). Les enfants d’Ella aussi… Et je trouve ça presque un peu triste. Parce que Uchronia et Et la Terre…, je les ai littéralement commencé un matin dans le métro parce que j’en avais rêvé la nuit et que je ne voulais pas que ça reste lettre morte. Ai-je mûri ou ma boîte a tué un peu de mon enthousiasme ? Pitié, pourvu que ce soit la première solution. 

Ecrire sur son téléphone dans le métro

Tout est dans ma tête

Bref, je termine Et la Terre et on va lancer Les enfants d’Ella, les révoltés du Canada et mon soap. Une fois que j’aurai terminé mon travail préliminaire de planification avec tentative de nouvelle méthode pour éviter l’impasse après 300 pages d’un manuscrit à mettre au feu. Et quand je dis “terminer”, je veux dire commencer. Mais dans ma tête, c’est déjà pas si mal avancé. 

Nina

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